Voici rassemblés pour la premiére fois tous les articles de Rob Mallet-Stevens écrits entre sa sortie de l'E'cole Spéciale d'Architecture à Paris en 1906 et le début de la guerre, fin juillet 1914. Le jeune architecte commence par écrire dans une revue anglaise, puis dans des publications belges, francaises et autrichiennes. Ses premiers articles sont des reportages sur des edifices parisiens et des comptes rendus des salons d'art. Puis, il s'attache à l'architecture traditionnelle japonaise et à l'art théatral et à son évolution jusqu' aux créations d'avant-garde des Ballets russes et du Théatre des Arts de Jacques Rouché. La maison-palais de sa tante, Suzanne Stevens-Stoclet, édifiée de 1905 à 1911, à Bruxelles sur les plans de l'architecte autrichien Josef hoffman avec la collaboration de Gustav Klimt et de la Wiener Werkstatte, l'introduit dans l'univers de la Sécession dont il devient le prosélyte. Mais bientot le rumeurs de guerre l'incitent à prendre ses distances avec ce qu'on appelle en France "le gout munichois". Il apprécie alors les lignes simples du style Directoire et ses couleurs vives. Ses articles dans Comoedia illustré le font entrer dans le cercle de la mode où il cotoie des créatureurs illustres dont certains deviendront ses clients: Jeanne Paquin, Jacques Doucet, Paul Poiret... A' trevers ses écrits de jeunesse on découvre un plumitif prolixe, cosmopolite et doté d'un oeil critique dans la lignée de ses illustres ascendants, les fréres Stevens et sa grand-mère l'écrivain Jeanne Thilda dont le salone perisien a marqué les lettres francaises.